Réussir un rachat d’entreprise en difficulté : guide pratique

Réussir un rachat d’entreprise en difficulté : guide pratique

Se lancer dans un rachat d’entreprise en difficulté attire de nombreux entrepreneurs, qu’il s’agisse de donner une seconde vie à une société ou d’exploiter son potentiel caché.

Si ce type de reprise séduit, c’est parce qu’il présente souvent une opportunité unique, et accessible à des conditions attractives. Mais attention : naviguer entre redressement judiciaire et offres de reprise demande une certaine méthode.

Récap – Réussir son rachat d’entreprise

C’est quoi ? Une société en tension de trésorerie ou en cessation de paiements.
Audit & Plan La « Due Diligence » pour tout vérifier + un plan de relance béton.
Les atouts Prix décoté, clientèle immédiate et cadre juridique sécurisé par le tribunal.
Les risques Réputation à reconstruire et besoin de cash immédiat très élevé.

Qu’appelle-t-on une entreprise en difficulté ?

C’est une entreprise qui traverse une phase critique (incapacité à honorer ses charges) et qui glisse vers des procédures collectives : redressement ou liquidation judiciaire.

⚖️

Le mandataire judiciaire : Il officialise la procédure pour protéger les créanciers et chercher des repreneurs sérieux via la cession totale ou partielle de l’entreprise.

Comment repérer ces opportunités ?

Les greffes

Consultation des tribunaux de commerce pour les redressements en cours.

Réseau judiciaire

Contacts directs avec les mandataires et administrateurs judiciaires.

Prescripteurs

Experts-comptables et avocats d’affaires informés des cessions urgentes.

L’étape cruciale : La « Due Diligence »

Analyser les causes réelles de la crise est vital :

  • Solidité de la clientèle et des contrats.
  • État réel du matériel et des stocks.
  • Dettes fiscales et sociales à apurer.

L’étape cruciale : La « Due Diligence »

S’assurer de la faisabilité d’une reprise suppose une analyse minutieuse. L’audit préalable révèle les causes réelles de la crise et l’état précis des actifs/passifs.

CE QU’IL FAUT VÉRIFIER ABSOLUMENT :

  • La solidité de la clientèle et des contrats en cours.
  • La qualité réelle des équipements.
  • Les dettes fiscales et sociales encore à régler.
L’AVIS DE L’EXPERT

Sécuriser la relance

Chez mon Financement Pro, nous ne nous contentons pas de trouver un crédit.

Nous vous recommandons de négocier un plan de financement réaliste, capable non seulement de payer le rachat, mais surtout de soutenir la relance durable de l’activité après la cession.

Quels sont les avantages d’une reprise d’entreprise en difficulté ?

Le rachat d’une entreprise en difficulté possède bien des avantages stratégiques

Un prix d’acquisition attractifLe faible coût des actifs lorsqu’ils sont cédés sous pression judiciaire.

 

Des aides spécifiquesLa mise en place de dispositifs favorisant l’embauche ou la transmission d’entreprise.

 

Une base client activeLa présence d’une clientèle existante, qui réduit drastiquement la charge commerciale initiale.

 

Un cadre sécuriséL’intervention de l’administrateur judiciaire encadre la transaction et garantit la bonne fin des accords.

 

Immédiatement opérationnelL’opportunité d’accéder à des ressources et un savoir-faire déjà en place, sans partir de zéro.

Quels sont les points à surveiller lors d’une reprise d’entreprise en difficulté ?

Plusieurs points cruciaux doivent retenir votre attention avant de vous lancer

 

La réputation dégradéeLa persistance d’une mauvaise image de gestion peut compliquer la reconquête commerciale de vos fournisseurs et clients.

 

Investissements immédiatsStocks épuisés, matériel vieillissant, équipes démotivées… Il faut souvent « remettre au pot » tout de suite pour repartir.

 

Financement complexeLe risque inhérent au redressement judiciaire limite l’appétit des banques. Attendez-vous à des discussions serrées.

 

Confiance à reconstruireVous devrez déployer beaucoup d’efforts pour restaurer la confiance des partenaires et clients historiques échaudés.

 

Quelles sont les spécificités juridiques et réglementaires liées au rachat d’une entreprise en difficulté ?

Un cadre strict de protection

Le rachat de fonds de commerce obéit à des règles précises pour protéger toutes les parties prenantes (salariés, créanciers), notamment lors d’un redressement ou d’une liquidation.

Le parcours obligatoire : Toute offre doit être validée par le tribunal, après consultation des instances du personnel et examen par les créanciers.

Pour que votre candidature soit solide :

Compétences
Justifier de votre capacité managériale.

Moyens
Prouver les fonds disponibles.

Réalisme
La viabilité du projet industriel.

FAQ – Rachat d’entreprise en difficulté

Quelles sont les compétences requises ?

Une excellente connaissance métier, une capacité d’analyse des causes de l’échec et un leadership fort pour remobiliser des équipes souvent démotivées.

L’offre de reprise est-elle modifiable ?

Une fois déposée, l’offre est irrévocable. Elle ne peut être modifiée que pour augmenter vos engagements (prix, emplois sauvés), au plus tard 2 jours avant l’audience.

Maxime Roussel

ARTICLE RÉDIGÉ PAR

Maxime ROUSSEL, Directeur de mon Financement Pro

Chef d’entreprise et spécialiste du financement professionnel, Maxime Roussel accompagne depuis 2017 les entrepreneurs dans leurs projets de création, de reprise et de développement. Ses articles s’appuient sur une expérience de terrain, une bonne connaissance des attentes des banques et une approche concrète du financement professionnel.

Crédit-bail professionnel : définition, avantages, inconvénients

Crédit-bail professionnel : définition, avantages, inconvénients

Le crédit-bail séduit de nombreuses entreprises à la recherche d’alternatives efficaces au financement bancaire traditionnel.

Grâce à sa structure adaptée aux besoins des professionnels, il offre une manière flexible d’acquérir du matériel ou des véhicules sans alourdir la trésorerie dès le départ.

Récap – Le crédit-bail, avantages & inconvénients

Définition : Le crédit-bail permet d’utiliser un bien via des loyers, avec une option d’achat en fin de contrat.
Usage : Financer un investissement sans apport, avec un cadre de paiement prévisible.

✅ Les avantages

  • Trésorerie : Financement jusqu’à 100%.
  • Fiscalité : Loyers déductibles.
  • Agilité : Échéances ajustables.
  • Polyvalence : Tout type d’actif.

⚠️ Les inconvénients

  • Coût : Souvent supérieur au prêt.
  • Rigidité : Pénalités de sortie.
  • Contraintes : Usage encadré.
  • Propriété : Uniquement en fin de bail.

Qu’est-ce que le crédit-bail pour les entreprises ?

Le crédit-bail est une opération financière permettant à une entreprise d’utiliser un bien mobilier ou immobilier, tout en conservant la possibilité de l’acquérir à la fin du contrat. L’entreprise conserve le droit d’exploiter le matériel et peut lever l’option d’achat à terme pour en devenir propriétaire.

Pourquoi choisir un crédit-bail ?

  • Préservation de la trésorerie : Investir sans puiser dans ses réserves.
  • Financement à 100 % : Frais couverts sans apport initial important.
  • Avantages fiscaux : Loyers déductibles du résultat imposable.
  • Engagement hors bilan : Ne pas dégrader les ratios d’endettement apparents.

Voulez-vous simuler votre mensualité ?

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Les deux piliers du crédit-bail

Crédit-bail mobilier

Idéal pour le matériel IT, les véhicules et les machines industrielles. Permet un renouvellement technologique régulier.

Crédit-bail immobilier

Destiné à l’acquisition de locaux ou bureaux pro. Permet de devenir propriétaire de ses murs sans apport initial.

 

Quelles alternatives existent face au crédit-bail ?

Si le crédit-bail reste très apprécié, d’autres solutions de financement professionnel permettent de répondre à vos besoins d’investissement.

Le prêt bancaire professionnel

Il constitue l’alternative principale. Bien qu’il propose souvent des taux compétitifs, ce montage nécessite généralement un apport initial et des garanties plus solides que les solutions de leasing.

Pour choisir le format idéal, comparez ces critères :

  • Montant total à investir
  • Type d’actif visé
  • Horizon (court, moyen ou long terme)

Le choix final dépendra toujours de la stratégie globale de votre entreprise.

FAQ – Le crédit-bail en entreprise

À quel moment peut-on lever l’option d’achat ?

Généralement à la fin du contrat. Un montant appelé « valeur résiduelle » (souvent symbolique) doit être réglé pour acquérir définitivement le bien.

Qui peut en bénéficier ?

Toute structure pro : TPE, PME, professions libérales et associations. C’est idéal pour les créateurs qui veulent préserver leur cash de départ.

Crédit-bail ou prêt bancaire ?

Le prêt est souvent moins cher en coût total, mais exige un apport. Le crédit-bail finance à 100% et offre plus de flexibilité fiscale.

Maxime Roussel

ARTICLE RÉDIGÉ PAR

Maxime ROUSSEL, Directeur de mon Financement Pro

Chef d’entreprise et spécialiste du financement professionnel, Maxime Roussel accompagne depuis 2017 les entrepreneurs dans leurs projets de création, de reprise et de développement. Ses articles s’appuient sur une expérience de terrain, une bonne connaissance des attentes des banques et une approche concrète du financement professionnel.

 

Combien d’apport pour obtenir un prêt professionnel ?

Combien d’apport pour obtenir un prêt professionnel ?

Beaucoup d’entrepreneurs ou de repreneurs sollicitent notre expertise chez mon Financement Pro pour savoir quel montant présenter lors d’une demande de prêt professionnel.

Cette étape clé conditionne non seulement l’accès au crédit, mais aussi les conditions proposées par les établissements bancaires. Voyons quels sont les critères à considérer selon le type d’opération envisagée.

Question clé Réponse en bref
Pourquoi un apport ? Démontre l’engagement, limite le risque bancaire et facilite l’obtention.
Création d’entreprise En moyenne 20 à 30 % du montant total.
Reprise d’entreprise Environ 15 à 25 % selon la solidité du dossier. (modèle déjà éprouvé pour les financements de reprise de fonds de commerce).
Murs commerciaux Frais + 10 à 15 % selon la valeur du bien.

Pourquoi l’apport personnel est-il si important ?

L’apport personnel constitue un signal fort envoyé à votre banque. Il démontre votre engagement financier, sécurise le prêteur et facilite souvent les négociations sur le taux ou les garanties. Pour tout courtier spécialisé en prêt professionnel, cet apport est un premier filtre essentiel.

Quel est le pourcentage requis selon le projet ?

  • Création d’entreprise : Généralement, les banques attendent entre 20% et 30% d’apport personnel du montant total à financer dans le cadre d’un prêt pour la création d’une entreprise
  • Reprise d’entreprise : Exigence souvent de 15% à 25% (modèle déjà éprouvé).
  • Murs commerciaux : Fourchette de 10% à 20% selon l’actif.

Quelles sont les principales sources d’apport ?

  • L’épargne personnelle : La première option rassurante pour la banque.
  • Les apports en nature : Mise à disposition de matériel ou véhicules déjà possédés.
  • Ouverture du capital : Business angels, famille ou amis.
  • Dispositifs publics : Appui d’investisseurs régionaux ou Bpifrance.
  • Le crowdfunding : Collecte de fonds via des plateformes en ligne.

Comment préparer son dossier pour convaincre ?

Construire un montage cohérent est la première étape. Justifiez chaque euro investi. Notre expertise nous permet d’identifier rapidement les points à renforcer. De la simulation initiale au rendez-vous final, nous optimisons votre présentation bancaire

Structurer le financement en intégrant méthodiquement la part de fonds propres permet d’éviter toute confusion lors des consultations bancaires.

Plus le plan de financement est transparent, plus le dialogue avec les conseillers sera efficace.

L’accompagnement mon Financement Pro

Notre expertise dans les prêts professionnels nous permet d’identifier rapidement les points clés à renforcer pour satisfaire les exigences des banques.

De la simulation initiale jusqu’au rendez-vous final, vous profitez d’un savoir-faire qui intègre les spécificités sectorielles et les variations entre chaque établissement.

Optimisez votre dossier dès aujourd’hui

Mettez toutes les chances de votre côté pour sécuriser votre financement professionnel.

NOUS CONTACTER

 

FAQ – Questions d’experts sur l’apport

Peut-on utiliser l’ARCE (Pôle Emploi) comme apport ?

Absolument. La banque peut prendre en compte le montant que vous allez percevoir (45 % ou 60 % de vos droits) comme une garantie de fonds propres.

L’apport doit-il couvrir le montant HT ou TTC ?

Les banques financent le Hors Taxes. Votre apport doit donc prioritairement couvrir la TVA, les frais d’établissement et le BFR de départ.

Un apport de 0 € est-il possible ?

Très rare en création, mais possible en développement d’activité si l’entreprise a des bilans solides. On valorise alors la capacité d’autofinancement existante.

Maxime Roussel

ARTICLE RÉDIGÉ PAR

Maxime ROUSSEL, Directeur de mon Financement Pro

Chef d’entreprise et spécialiste du financement professionnel, Maxime Roussel accompagne depuis 2017 les entrepreneurs dans leurs projets de création, de reprise et de développement. Ses articles s’appuient sur une expérience de terrain, une bonne connaissance des attentes des banques et une approche concrète du financement professionnel.

Acquisition de locaux professionnels

Acquisition de locaux professionnels

La question qui change tout
C’est une réflexion qui traverse l’esprit de tout dirigeant au moment de signer le chèque du loyer : « Cet argent ne pourrait-il pas servir à construire mon propre patrimoine plutôt que celui de mon bailleur ? »

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous envisagez de franchir le cap. L’acquisition de locaux est bien plus qu’une transaction immobilière : c’est un levier stratégique pour votre avenir.

💡 Le conseil de l’expert

Le parcours peut sembler semé d’embûches (montages complexes, exigences bancaires…). Mais en tant que spécialistes, nous le voyons quotidiennement : un projet bien ficelé est un accélérateur de croissance.

Oubliez les idées reçues : L’apport obligatoire de 30 % ou les refus systématiques ne sont pas une fatalité. En 2026, les opportunités sont réelles pour ceux qui présentent un dossier solide.

Dans ce guide complet, nous allons décortiquer les mécanismes du financement professionnel.

L’objectif est simple : transformer cette charge locative en un investissement rentable, sans mettre en péril votre exploitation.

Récap – Réussir l’achat de vos locaux professionnels

Point clé À retenir
Stratégie patrimoniale Acheter vos murs transforme une charge locative (à fonds perdus) en capitalisation pour votre retraite. C’est l’entreprise qui finance votre patrimoine privé.
Loyer vs crédit Ne comparez pas seulement les montants. Une mensualité de crédit inclut une part d’épargne (amortissement du capital), alors que le loyer est une charge pure qui augmente avec l’indexation.
Options de financement Le Crédit classique : Idéal pour la propriété directe, mais exige souvent 10 à 20% d’apport (frais de notaire).
Le Crédit-bail : Permet un financement à 100% (sans apport) et offre une déductibilité fiscale totale des loyers.
Montage juridique (SCI) La création d’une SCI est recommandée pour séparer l’immobilier du risque commercial de l’entreprise et faciliter la transmission future.
Fiscalité (IR ou IS) La tendance actuelle privilégie la SCI à l’IS (Impôt sur les Sociétés). Elle permet d’amortir le bien pour réduire l’imposition immédiate et éviter d’être taxé personnellement sur des revenus non perçus.
Le « + » du courtier Il travaille sur le montage financier dans son ensemble en tenant compte de l’investissement immobilier mais également des besoins annexes (travaux, frais, etc).

Au-delà du taux, le courtier négocie les garanties et les assurances.

 

Pourquoi se lancer dans l’achat de murs commerciaux plutôt que de louer ?

Le match entre location et achat n’est pas seulement financier, il est psychologique. Rester locataire offre une certaine flexibilité, c’est indéniable. C’est souvent la solution par défaut lors d’une création d’entreprise, quand la visibilité est faible et que la priorité est de préserver le cash pour le stock ou le recrutement. Mais dès que l’activité se pérennise, cette flexibilité se paie au prix fort : celui de la perte de capital.

Devenir propriétaire de ses murs, c’est reprendre le contrôle. C’est décider de faire des travaux d’aménagement sans demander la permission, c’est sécuriser son emplacement commercial (le fameux « fonds de commerce ») et c’est surtout préparer l’avenir. Analysons pourquoi basculer vers l’achat est souvent le calcul gagnant pour une PME ou un artisan installé durablement.

Les avantages patrimoniaux de devenir propriétaire de ses locaux

Enjeu clé Bénéfice pour le dirigeant
Capitalisation & retraite Le régime obligatoire a ses limites. Ici, c’est l’entreprise qui finance votre patrimoine privé : elle paie un loyer qui rembourse le crédit. Au bout de 15 ans, vous possédez un bien payé générant des revenus locatifs nets qui complèteront votre retraite.
Stratégie de cession Être propriétaire offre deux options stratégiques lors de la revente de l’entreprise :

  • Vendre les murs avec le fonds pour rassurer le repreneur sur la stabilité.
  • Conserver les murs et ne vendre que l’activité pour vous assurer une rente locative.
Rentabilité & sécurité L’immobilier professionnel offre souvent une rentabilité supérieure au résidentiel. Dans les zones dynamiques (Montpellier, Hérault), la valorisation reste solide même en période d’inflation, constituant une véritable prévoyance pour le dirigeant.

Comparatif : Coût du loyer vs mensualité de crédit immobilier professionnel

Beaucoup de dirigeants craignent que la mensualité soit insupportable par rapport au loyer.

C’est une erreur de perspective. Il faut comparer ce qui est comparable.

 

Le loyer : « Fonds perdus »

  • C’est une charge pure. Une fois payé, l’argent est définitivement sorti.
  • Il est indexé (ILC ou ILAT) : il a une fâcheuse tendance à augmenter chaque année.

Le crédit : « Épargne forcée »

  • La mensualité contient une part de capital : c’est de l’épargne forcée qui construit votre patrimoine.
  • Seuls les intérêts constituent la charge réelle (et ils sont déductibles !).

Vision à 15 ans : Le match est plié 

Si vous optez pour un taux fixe, votre mensualité n’augmentera pas d’un centime pendant 15 ans.

À l’inverse, avec l’indexation annuelle, votre loyer aura probablement flambé sur la même période.

 

Comparatif : Location vs achat (sur 15 ans)

Critère Location (Bail Commercial) Achat (Crédit Pro)
Flux de trésorerie Sortie définitive de cash Investissement (Capital + Intérêts)
Évolution du coût Augmente chaque année (Indexation) Fixe ou maîtrisée (si taux fixe)
Fiscalité Loyer 100% déductible Intérêts déductibles (+ Amortissement via SCI)
Valeur à terme 0 € (Vous ne possédez rien) 100% du bien immobilier
Risque Éviction, hausse de loyer Baisse du marché (rare en pro)

L’effort de trésorerie vs création de valeur

La mensualité de crédit est souvent 10 à 15% plus chère qu’un loyer. Mais cet effort supplémentaire n’est pas une perte : il correspond à l’acquisition d’un actif. Pour valider la viabilité, le calcul du « taux d’effort » réel via un simulateur est crucial.

Impact sur le bilan

Être propriétaire change la structure financière de votre groupe. Disposer d’actifs tangibles en garantie rassure vos partenaires bancaires et renforce la solidité perçue de votre entreprise.

L’arbitrage : Quand acheter ?

Cas A : Hyper-croissance

Besoin vital de cash pour le BFR ? Immobiliser de la trésorerie dans un apport n’est pas la priorité. Pensez au crédit-bail pour devenir propriétaire sans assécher la trésorerie.

Cas B : Activité mature

Si votre activité est rentable et stable, l’achat est quasi systématiquement la voie royale pour capitaliser.

Les solutions de financement pour votre projet immobilier d’entreprise

Avoir l’ambition d’acheter, c’est bien ; savoir comment payer, c’est mieux. Contrairement à l’immobilier résidentiel où le schéma est souvent linéaire, le financement professionnel entreprise offre une palette d’outils plus large. Il ne s’agit pas seulement de trouver un taux, mais de trouver la structure de dette qui ne viendra pas étouffer votre exploitation au quotidien. 

Le crédit bancaire professionnel classique : apport, durée et taux

 

Durée & amortissement

C’est la voie royale. Pour des murs, le standard est de 15 ans, pouvant aller jusqu’à 20 ans pour du neuf.

👉 Plus la durée est longue, plus votre mensualité baisse, préservant ainsi votre capacité d’autofinancement (CAF).

 

La réalité de l’apport

👉 Soyons clairs : le temps du financement à 110 % est révolu. Aujourd’hui, les banques demandent souvent de financer les frais d’acquisition + 10 % du projet. Un apport personnel conséquent est devenu la norme pour rassurer le partenaire bancaire.

 

L’astuce de négociation

Dossier solide ? Négociez l’inclusion des travaux dans l’enveloppe globale et demandez un différé d’amortissement.

👉 Cela vous permet de ne payer que les intérêts durant le chantier : une véritable bouffée d’oxygène pour votre trésorerie de départ.

Votre projet est-il faisable ?

Accéder à notre simulateur prêt professionnel

Le crédit-bail immobilier : une alternative fiscale pour préserver la trésorerie

Vous connaissez le leasing pour votre véhicule ? Le crédit-bail entreprise immobilier, c’est la même logique, mais pour vos bâtiments. Ici, ce n’est pas vous qui achetez le bien, mais une société de crédit-bail (la banque) qui l’achète pour vous et vous le loue.

Le mécanisme est redoutable d’efficacité pour les entreprises en croissance qui veulent préserver leur cash. Pourquoi ? Parce que le crédit-bail permet souvent de financer 100% du montant de l’investissement, frais de notaire inclus. Vous n’avez donc pas d’apport à sortir.

💡 Autre atout majeur : la fiscalité. Les loyers versés sont considérés comme des charges d’exploitation et sont intégralement déductibles de votre résultat imposable. C’est une forme de défiscalisation accélérée très puissante par rapport à l’amortissement comptable classique d’un bien. Au terme du contrat (souvent 15 ans), vous levez l’option d’achat pour une somme symbolique (souvent 1 €) et le bien entre enfin dans votre patrimoine. C’est une solution financement entreprise idéale pour ceux qui privilégient le flux de trésorerie immédiat à la propriété immédiate.

Le rôle du courtier pour négocier les conditions de prêt

On pourrait penser que le rôle du courtier s’arrête à trouver le taux le plus bas. C’est faux. Dans un dossier immobilier, le taux n’est que la partie émergée de l’iceberg. Un bon courtier prêt professionnel va surtout se battre sur les garanties et les assurances.

Quel montage juridique et fiscal choisir pour l’acquisition ?

Une fois l’argent trouvé, une question cruciale se pose : qui achète ? Est-ce votre société d’exploitation ? Vous en nom propre ? Ou une structure dédiée ? Ce choix n’est pas anodin : il détermine votre fiscalité pour les vingt prochaines années et la facilité de transmission ou de revente. C’est de la stratégie pure.

Acheter en Nom Propre ou via une Société Civile Immobilière (SCI) ?

🚫 L’achat en Nom Propre

Souvent déconseillé pour les projets d’envergure.
Certes, c’est simple, mais cela mélange votre patrimoine privé et vos risques professionnels. De plus, les revenus locatifs subissent une lourde taxation sur votre impôt personnel (IR).

 La SCI

Créer une Société Civile Immobilière permet de séparer les murs (l’immobilier) de l’activité commerciale (le fonds).

Comment ça marche ?

Votre entreprise
(SARL/SAS)
💸 Verse un loyer ➡
Votre SCI
➡ Rembourse 🏦
Le prêt

Protection : Si l’exploitation fait faillite, les murs logés dans la SCI restent à l’abri des créanciers.


Transmission : Idéal pour donner des parts à ses enfants sans diviser le bâtiment (indivision).


Souplesse : Facilite l’intégration d’associés ou le rachat de parts sociales grâce à des statuts sur-mesure.

La fiscalité : Impôt sur le Revenu (IR) ou Impôt sur les Sociétés (IS) ?

Critère SCI à l’IR (Impôt sur le Revenu) SCI à l’IS (Impôt sur les Sociétés)
Principe fiscal Le résultat s’ajoute directement à vos revenus personnels. L’impôt est payé par la société (taux réduit souvent à 15%).
Avantage principal Taxation plus légère sur la plus-value à la revente L’amortissement du bien (déduction comptable) qui gomme le bénéfice imposable.
Risque / Inconvénient L’effet ciseaux : payer de l’impôt sur du capital remboursé à la banque. Taxation plus lourde sur la plus-value à la revente (perte des abattements).
Taux d’imposition Votre tranche marginale + CSG/CRDS. Plus doux (souvent 15% jusqu’à 42 500 € de bénéfice).

 

FAQ – Acquisition de locaux professionnels

Peut-on inclure le montant des travaux d’aménagement dans le prêt immobilier professionnel ?

Oui, et c’est même recommandé pour préserver votre trésorerie d’exploitation. La banque peut financer l’enveloppe « murs + travaux » sur la même durée (souvent 15 ans). Pour cela, vous devez fournir des devis précis lors de la demande. Les fonds sont ensuite débloqués au fur et à mesure de l’avancement du chantier, sur présentation des factures des artisans.

Comment gérer la TVA lors de l’achat de murs commerciaux ?

Si l’acquisition est soumise à la TVA (souvent 20 %), vous devez l’avancer lors de la signature chez le notaire. Elle est récupérable plus tard si votre entreprise y est assujettie. Pour éviter une impasse de trésorerie, nous conseillons de négocier un crédit relais TVA auprès de votre banque : celle-ci avance la somme, que vous remboursez une fois le fisc vous l’ayant reversée.

Combien de temps faut-il réellement pour finaliser une acquisition de locaux ?

Comptez en moyenne 3 à 5 mois. Le processus est plus long que pour le résidentiel car il inclut l’analyse des bilans par la banque (1 mois environ), mais aussi des délais administratifs incompressibles comme la purge du droit de préemption de la mairie et les diagnostics techniques spécifiques aux Établissements Recevant du Public (ERP).

Peut-on acheter un immeuble mixte (habitation + local pro) avec un prêt pro ?

C’est tout à fait possible, mais le montage est hybride. La banque sépare généralement le financement : un prêt professionnel pour la partie bureau/commerce et un prêt immobilier classique pour la partie logement. Une ventilation précise du prix entre les deux surfaces sera exigée pour respecter les réglementations bancaires et les taux d’usure.

Plan épargne entreprise

Plan épargne entreprise

Sur le papier, le Plan Épargne Entreprise ressemble à la solution miracle. Votre employeur vous propose de placer une partie de votre salaire, parfois même avec un abondement généreux, dans une enveloppe fiscale avantageuse. Vu d’ici, on a envie de signer tout de suite. Pourtant, en tant que spécialistes du financement professionnel entreprise, nous avons l’habitude de lire entre les lignes : tout ce qui brille n’est pas or.

Si le PEE est un excellent outil de motivation et de fidélisation, il comporte des zones d’ombre que les plaquettes commerciales oublient souvent de mentionner. C’est un peu comme un prêt professionnel banque : le taux d’appel est séduisant, mais il faut regarder les garanties et les conditions. Ici, c’est pareil. Avant de bloquer vos primes d’intéressement ou de participation, vous devez comprendre les règles du jeu.

Car oui, placer son argent sur un PEE, c’est accepter des contraintes fortes. C’est renoncer à une liquidité immédiate et exposer son épargne aux humeurs des marchés financiers. Notre expérience de courtier prêt professionnel nous l’a appris : une mauvaise gestion de sa trésorerie personnelle peut bloquer de futurs projets de vie. Analysons ensemble les avantages et inconvénients du plan épargne entreprise.

L’ESSENTIEL EN 30 SECONDES

👎 INCONVÉNIENTS

  • Fonds bloqués 5 ans.
  • Risque de perte en capital (actions).
  • Frais de tenue de compte payants après départ.
  • Choix de supports limité.

👍 AVANTAGES

  • Abondement (jusqu’à 300% de gain).
  • Exonération d’impôt sur le revenu.
  • Déblocage résidence principale.
  • Déblocage création d’entreprise.

💡 L’avis de l’expert : Le PEE est imbattable si votre entreprise propose un abondement. C’est aussi un excellent levier pour constituer votre apport personnel en vue d’un projet futur.

Avantages et inconvénients du plan épargne entreprise : pourquoi ce n’est pas toujours la solution idéale

Il faut voir le PEE comme un coffre-fort dont vous n’avez pas la clé en permanence. C’est un outil structurant, certes, mais rigide. Dans notre quotidien d’accompagnement au financement projet entreprise, nous croisons souvent des porteurs de projet frustrés. Ils disposent d’un capital théorique important sur leur PEE, mais se retrouvent incapables de le mobiliser rapidement pour un apport personnel sans entrer dans des cases administratives complexes.

L’inconvénient majeur réside dans ce manque de souplesse. Contrairement à un livret classique ou même à certains produits d’assurance-vie, le PEE impose un tunnel. Vous y entrez, et la sortie n’est pas automatique. C’est un paramètre critique à évaluer, surtout si votre épargne de précaution est faible.

L’indisponibilité de l’épargne : le principe du blocage des fonds pendant 5 ans

C’est la règle d’or, et c’est souvent celle qui fait mal : les sommes versées sur un PEE sont bloquées pour une durée minimale de cinq ans. Cinq ans, c’est long. C’est une éternité dans une vie économique ou personnelle. Imaginez que vous ayez besoin de liquidités pour un imprévu ou pour saisir une opportunité, comme le rachat parts sociales d’une petite société ou un besoin urgent de trésorerie. Si votre argent est « séquestré » sur le PEE, il ne vous servira à rien.

Le mécanisme est simple mais impitoyable : en contrepartie de l’exonération d’impôt sur le revenu, l’État exige que cet argent serve à financer l’économie sur le moyen terme. C’est du financement long terme imposé à l’échelle de l’épargnant. Pour un salarié qui vit à flux tendu, verser sa participation sur le PEE plutôt que de la percevoir immédiatement peut créer un décalage de trésorerie dangereux.

Prenons un exemple concret. Vous avez un projet de création d’entreprise ou vous envisagez une reprise de fonds de commerce dans trois ans. Vous comptez sur cette épargne pour constituer votre apport et séduire la banque. Sauf que si votre projet ne rentre pas exactement dans les cases légales de déblocage anticipé, cet argent est virtuel. Il apparaît sur votre relevé, mais il n’est pas sur votre compte courant.

Le risque de perte en capital : attention aux supports d’investissement (FCPE) choisis

C’est une idée reçue tenace : beaucoup pensent que l’argent sur un PEE est garanti, comme sur un Livret A. C’est faux. L’argent versé sur un PEE est investi dans des FCPE (Fonds Communs de Placement d’Entreprise). Ce sont des portefeuilles de valeurs mobilières : actions, obligations, titres monétaires. Qui dit marché financier, dit risque.

Si vous optez pour un FCPE dynamique, composé majoritairement d’actions, vous êtes exposé aux fluctuations de la bourse. En cas de krach, votre capital fond. C’est un peu le même principe que pour un investissement en actions ou un projet risqué de prêt développement entreprise : le potentiel de gain est là, mais la perte est possible. Vous pouvez vous retrouver à la sortie avec moins d’argent que ce que vous y avez versé.

Il est crucial de bien lire les DICI (Documents d’Information Clé pour l’Investisseur). C’est un peu comme lire les petites lignes d’un contrat de crédit-bail entreprise ou de location financière matériel : c’est fastidieux, mais c’est là que se cache la vérité.

Frais de gestion et choix restreint : les coûts cachés de l’épargne salariale

Parlons de ce qui fâche : les frais. Dans un PEE, vous êtes un investisseur captif. Vous ne choisissez pas l’établissement financier qui gère les fonds, c’est votre employeur qui le fait. Tant que vous êtes salarié de l’entreprise, ces frais de tenue de compte sont généralement pris en charge par l’employeur.

Le problème se corse lorsque vous quittez l’entreprise. Que ce soit pour une reprise d’entreprise, une démission ou une retraite, vous n’êtes plus « dans les effectifs ». Dès lors, les frais de tenue de compte basculent souvent à votre charge. Et la facture peut être salée : plusieurs dizaines d’euros par an, juste pour garder le plan ouvert. Cela vient grignoter votre rentabilité.

Pourquoi souscrire malgré tout ? Avantages fiscaux et déblocages anticipés

Après avoir dressé un tableau un peu sombre, il serait malhonnête de s’arrêter là. Si le PEE reste le dispositif d’épargne salariale préféré des Français, ce n’est pas par masochisme. C’est parce que mathématiquement, il est souvent imbattable.

Dans notre métier de courtier, nous passons notre temps à optimiser des plans de financement. Mais parfois, les solutions les plus simples sont sous nos yeux. Le PEE est une niche fiscale légale, puissante, qu’il faut savoir utiliser avec intelligence. Oubliez un instant les contraintes de blocage ; regardons ce que cela rapporte vraiment dans votre poche.

Abondement et exonération d’impôt : les leviers puissants du PEE

Soyons clairs : l’abondement est le seul placement au monde qui peut vous offrir 300 % de rentabilité immédiate sans risque boursier. Si vous versez 100 € et que votre employeur ajoute 300 €, vous avez quadruplé votre mise avant même que l’argent ne soit investi sur les marchés.

Aucun livret, aucune assurance-vie, aucun investissement immobilier ne peut rivaliser avec ça. Même un prêt professionnel banque très bien négocié pour un investissement locatif ne dégage pas une telle marge au démarrage. Refuser de verser sur son PEE alors que l’entreprise propose un abondement, c’est littéralement refuser une augmentation de salaire.

Comparatif pour une prime de 1 000 € (TMI 30%) :

  • 🔴 Paiement direct (cash) : Vous récupérez environ 603 € net.
  • 🟢 Placement sur PEE : Vous placez 903 € net.

Le calcul est vite fait : c’est cette différence qui justifie souvent d’accepter l’indisponibilité.

Mariage, achat résidence principale, rupture : la liste des cas de déblocage anticipé

Heureusement, le législateur a prévu des portes de sortie de secours. C’est ici que le PEE devient intéressant pour financer vos projets de vie sans attendre la date fatidique des 5 ans. Vous pouvez récupérer votre capital (net d’impôt) dans les situations suivantes : mariage, naissance (3ème enfant), divorce, acquisition de résidence principale, rupture du contrat de travail, ou encore création/reprise d’entreprise.

Ce dernier point mérite toute votre attention. En tant qu’experts en financement professionnel PME, nous voyons trop souvent des futurs entrepreneurs ignorer qu’ils sont assis sur une mine d’or. Le cas de déblocage « création ou reprise d’entreprise » est un levier formidable pour constituer votre apport personnel.

Imaginez : vous souhaitez vous lancer en indépendant. Vous avez besoin d’un prêt professionnel indépendant ou vous visez un financement franchise. Les banques vont vous demander un apport. L’argent dormant sur votre PEE peut être débloqué pour constituer cet apport « frais » qui rassurera les banques et pourra même servir de levier pour obtenir un prêt d’honneur entreprise.

C’est une stratégie que nous recommandons souvent : utiliser sa fin de carrière salariée pour maximiser l’épargne salariale, puis tout débloquer au moment de la création d’entreprise.

Le PEE, un outil à intégrer dans une stratégie globale

Au final, le PEE est un outil à double tranchant. Utilisé passivement, il peut devenir un piège à liquidités. Utilisé activement, c’est un accélérateur de patrimoine.

Notre avis de professionnel est le suivant : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Si vous envisagez de transformer cette épargne en projet concret, comme l’acquisition de vos bureaux via un financement locaux professionnels, n’hésitez pas à faire valider vos calculs par un spécialiste. Un courtier financement professionnel saura vous dire si votre apport issu du PEE est suffisant pour lever la dette bancaire nécessaire.

FAQ – PLAN ÉPARGNE ENTREPRISE

Que devient mon PEE si je quitte mon entreprise ?

Vous n’êtes pas obligé de clôturer votre plan. Vous pouvez le conserver, mais attention : les frais de tenue de compte, auparavant payés par votre employeur, seront désormais à votre charge. Si vous rejoignez une nouvelle société disposant d’un PEE, vous pouvez demander le transfert des sommes.

PEE ou Assurance-vie : lequel privilégier ?

Ce sont deux outils complémentaires. Le PEE est imbattable sur la rentabilité grâce à l’abondement et l’exonération fiscale, mais il est rigide (blocage 5 ans). L’assurance-vie offre plus de souplesse (retraits possibles à tout moment). Idéalement, maximisez le PEE jusqu’au plafond de l’abondement, puis placez le surplus sur une assurance-vie.

Peut-on perdre de l’argent avec un Plan Épargne Entreprise ?

Oui, le capital n’est pas garanti (sauf sur de rares fonds monétaires). Si vous choisissez des supports dynamiques (actions), votre épargne suit les fluctuations des marchés financiers. En cas de baisse de la Bourse juste avant votre sortie, vous pouvez récupérer moins que ce que vous avez versé.

 

 

Maxime Roussel

ARTICLE RÉDIGÉ PAR

Maxime ROUSSEL, Directeur de mon Financement Pro

Chef d’entreprise et spécialiste du financement professionnel, Maxime Roussel accompagne depuis 2017 les entrepreneurs dans leurs projets de création, de reprise et de développement. Ses articles s’appuient sur une expérience de terrain, une bonne connaissance des attentes des banques et une approche concrète du financement professionnel.

Comment préparer une reprise d’entreprise ?

Comment préparer une reprise d’entreprise ?

Reprendre une entreprise, c’est reprendre une équipe, une clientèle, des habitudes, parfois une dépendance forte à l’ancien dirigeant, et toujours une mécanique financière déjà en mouvement.

Et, pour être honnêtes avec vous, financer une reprise, ce n’est pas une simple formalité bancaire. C’est un exercice d’équilibriste, entre ambition, prudence, et lucidité.

Chez mon Financement Pro, nous accompagnons chaque repreneur comme s’il allait piloter notre propre entreprise.

Parce qu’un mauvais montage se paye pendant des années, alors qu’un bon montage, lui, vous laisse respirer.

Point clé À retenir en bref
Cadrage du projet Définissez des critères alignés avec vos compétences et votre budget. Ne visez pas seulement une entreprise rentable, mais une entreprise gérable par vous.
Sourcing & Recherche Activez le « marché caché » (réseau, experts-comptables) plutôt que de vous limiter aux annonces publiques, souvent très concurrentielles.
Faisabilité Financière Le prix d’achat est secondaire. La priorité est la capacité de remboursement (CAF) et le financement du besoin en fonds de roulement (BFR).
Facteur Humain Sécurisez l’équipe en place. Assurez-vous que l’entreprise ne soit pas trop dépendante du cédant pour survivre à son départ.
Analyse du Marché Vérifiez la santé du secteur, la dépendance aux gros clients et la position face à la concurrence avant de signer.
Montage du dossier Construisez un financement hybride : apport personnel (20-30%), prêt bancaire, crédit-bail (matériel) et potentiellement prêt d’honneur.
Transition Gérez la psychologie : instaurez la confiance avec les salariés et clients. Évitez les changements brutaux dès la reprise.

9 étapes pour préparer votre projet de reprise d’entreprise

 

La préparation est la partie la plus sous-estimée d’une reprise d’entreprise. Pourtant, c’est elle qui détermine 70 % du succès futur.

Cette phase peut sembler abstraite. Pourtant, elle évite la plupart des erreurs commises par les repreneurs débutants : acheter trop vite, viser trop grand, ignorer les signaux faibles, ou sous-estimer le besoin réel en trésorerie.

Voici les étapes à suivre pour réussir votre reprise, et la préparer avec précision.

1 – Définir son projet et ses critères de recherche

Votre projet doit être aligné avec vos compétences, votre tempérament, et vos ressources financières. Une entreprise rentable ne suffit pas ; il faut une entreprise rentable pour vous.

Voici les critères qui comptent réellement :

  • Votre secteur d’expertise : si vous venez du BtoB, évitez de viser une entreprise très technique ou industrielle si vous n’avez aucune expérience opérationnelle.
  • Votre capacité de gestion humaine : une reprise avec 20 salariés n’a rien à voir avec une reprise en solo.
  • Votre appétence pour le commercial : dans certaines activités, le repreneur doit immédiatement reprendre les rênes de la relation client.
  • Votre zone géographique : la proximité joue autant pour le repreneur que pour l’équipe en place.
  • Votre capacité financière réelle : apport personnel, financement long terme, prêt reprise entreprise.

Un courtier expert en financement professionnel peut aussi vous aider à valider rapidement vos limites financières. Cela évite de tomber amoureux d’un dossier trop ambitieux ou mal calibré.

2 – Identifier les entreprises à reprendre : sources, réseaux, plateformes

Une fois votre projet bien défini, vous pouvez passer à la phase de recherche. Beaucoup d’entreprises intéressantes ne sont jamais publiées sur les plateformes classiques. Les meilleures opportunités passent souvent par les réseaux humains.

Voici les principales sources où trouver de potentielles entreprises à reprendre :

  • Plateformes spécialisées : Bpifrance Reprise, CCI, Fusacq, CRA.
  • Experts-comptables : souvent les premiers informés lorsqu’un dirigeant souhaite transmettre.
  • Réseaux de transmission : chambres des métiers, fédérations professionnelles.
  • Bouche-à-oreille : sous-estimé, mais très efficace dans les secteurs artisanaux.
  • Plateformes privées : annonces filtrées avec informations financières structurées.

Chaque source a ses avantages. Les plateformes vous donnent un volume important, mais aussi des dossiers très concurrencés. Les réseaux vous offrent des dossiers plus confidentiels, souvent mieux préparés.

3 – Analyser la faisabilité financière du projet

C’est ici que tout commence vraiment. Financer une reprise d’entreprise repose sur trois blocs financiers :

  • 1. Le prix à payer (fonds de commerce, parts sociales, actions)
  • 2. Le besoin en trésorerie post-reprise
  • 3. La capacité de l’entreprise à rembourser la dette

Le risque numéro un des repreneurs est de se focaliser sur le prix d’achat. Pourtant, ce n’est qu’une partie du sujet. Les banques, elles, regardent surtout la capacité de remboursement.

Vous devez donc estimer dès le départ :

  • La marge brute réelle
  • La capacité d’autofinancement
  • La saisonnalité
  • Le BFR (besoin en fonds de roulement)
  • Les besoins matériels à renouveler rapidement
  • Les charges fixes obligatoires

Certaines reprises nécessitent un financement matériel entreprise via crédit-bail ou leasing professionnel entreprise pour éviter d’épuiser la trésorerie dès le départ.

D’autres nécessitent un crédit trésorerie entreprise pour absorber la transition entre le cédant et vous.

4 – Comprendre les enjeux humains et organisationnels d’une reprise

On parle beaucoup de chiffres, mais la reprise d’entreprise est surtout une aventure humaine. Vous rachetez une équipe, une culture interne, et parfois des habitudes bien ancrées.

Les questions essentielles à vous poser sont les suivantes :

  • L’équipe clé va-t-elle rester après la transmission ?
  • Le cédant accepte-t-il un accompagnement temporaire ?
  • Quelles sont les compétences essentielles de l’entreprise ?
  • Votre style de management est-il compatible avec la structure existante ?
  • L’entreprise dépend-elle trop du dirigeant actuel ?

 

Ce point est souvent sous-estimé, notamment par les repreneurs qui viennent du salariat ou d’un autre secteur. Pourtant, c’est un facteur de réussite majeur pour réussir une reprise d’entreprise.

Une transition humaine bien gérée peut compenser un montage financier serré. L’inverse est rarement vrai.

 

5 – Étudier le marché, la concurrence et la trajectoire de l’entreprise

Avant d’entrer dans les chiffres internes, prenez du recul. L’entreprise que vous souhaitez reprendre vit dans un environnement, une dynamique de marché, et une concurrence parfois agressive.

Voici les points à analyser en priorité :

  • La tendance du secteur : croissance, stagnation ou repli
  • Les acteurs dominants : forces, faiblesses, positionnement
  • Les barrières à l’entrée : techniques, commerciales, réglementaires
  • La sensibilité des clients : prix, qualité, proximité
  • Les risques sectoriels : pénuries, dépendance import, réglementation

Cette lecture externe vous permettra d’interpréter les chiffres internes avec lucidité. Une entreprise peut afficher une belle rentabilité, mais dans un marché en déclin. À l’inverse, une marge moyenne peut cacher un potentiel énorme si le secteur est en plein essor.

6 – Évaluer les premiers signaux financiers : solidité, tensions, dépendances

Avant de négocier un prix, il faut sentir le “pouls financier” de l’entreprise. Cette première analyse vous donne une idée de la santé réelle de la structure, avant même d’ouvrir les bilans en détail.

Les signaux à repérer rapidement :

  • Dépendance à un petit nombre de clients
  • Fournisseurs incontournables, difficiles à remplacer
  • Saisonnalité forte et mal maîtrisée
  • Rentabilité irrégulière
  • Investissements matériels urgents à prévoir
  • Poste clients élevé, BFR tendu
  • Chiffre d’affaires en dents de scie

Si vous identifiez plusieurs signaux faibles, vous devez intégrer un coussin de sécurité dans le financement global.

7 – Échanger avec le cédant : comprendre le passé pour sécuriser l’avenir

Une bonne reprise repose souvent sur la qualité du dialogue avec le dirigeant actuel. C’est là que vous allez comprendre l’histoire, les coulisses, les inquiétudes et les réussites de l’entreprise.

Lors de vos échanges, posez des questions simples mais essentielles :

  • Pourquoi cède-t-il maintenant ?
  • Quelles sont les plus grosses difficultés des trois dernières années ?
  • Quels clients sont stratégiques ? Quels clients sont fragiles ?
  • Quels salariés sont indispensables ?
  • Quels investissements ont été repoussés ?
  • Quel est le vrai rythme de travail du dirigeant ?
  • Quel accompagnement propose-t-il après la cession ?

Ces échanges vous donnent une vision moins “polie” que celle du dossier de présentation. Vous allez découvrir ce qu’il n’écrit pas : les tensions d’équipe, les clients difficiles, les marges réellement négociées, les projets abandonnés, les coûts cachés.

Un cédant honnête vous aide à éviter les pièges. Un cédant flou doit vous alerter.

8 – Construire un plan de financement cohérent

Financer une reprise d’entreprise nécessite souvent un montage plus complexe que pour financer une création d’entreprise. Vous allez devoir combiner plusieurs briques :

  • Apport personnel
  • Prêt reprise entreprise (souvent sur 7 ans)
  • Financement matériel entreprise via crédit-bail ou location financière matériel
  • Financement trésorerie pour absorber le BFR
  • Prêt d’honneur entreprise ou financement participatif entreprise pour renforcer les fonds propres

Les banques aiment les montages lisibles, prudents, et réalistes. Un courtier en financement professionnel peut vous aider à présenter un dossier qui parle le langage bancaire, sans forcer le trait.

Votre plan doit être solide, mais aussi souple. Une reprise d’entreprise réserve toujours des imprévus. Le financement doit les absorber, pas les créer.

9 – Gérer l’aspect psychologique : la reprise est une transition, pas une rupture

Une reprise réussie se joue dans la manière dont vous gérez l’humain.
Les salariés observent chaque geste du repreneur. Les clients aussi. Les fournisseurs encore plus.

Votre mission est simple ; instaurer la confiance :

  • Prenez le temps d’écouter l’équipe
  • Ne changez rien trop vite
  • Gardez les rituels en place avant d’en créer de nouveaux
  • Rencontrez les clients stratégiques en priorité
  • Sécurisez les fournisseurs clés
  • Montrez que vous respectez l’histoire de l’entreprise

Une fois votre projet préparé, votre marché compris, et vos premiers éléments financiers validés, vous pouvez entrer dans la phase la plus technique : l’audit, la valorisation, puis le financement final.

Ce sont les étapes où l’on confirme, ou non, que l’entreprise vaut réellement le prix demandé, et qu’elle peut supporter un financement professionnel entreprise construit sur mesure.

FAQ – Les étapes de la reprise d’entreprise

Combien d’apport personnel faut-il pour financer une reprise d’entreprise ?

En pratique, les banques demandent souvent entre 20 et 30 % du prix de reprise en apport personnel, parfois davantage selon le secteur, le niveau de risque et votre expérience.
Il ne faut pas oublier le besoin en fonds de roulement et la trésorerie de départ, qui doivent également être financés.
Un apport trop faible fragilise le montage, mais un apport trop élevé peut réduire votre marge de sécurité. L’objectif est de trouver un équilibre, éventuellement complété par un prêt d’honneur ou un financement participatif.

Quelle différence entre reprise de fonds de commerce et rachat de parts sociales ?

La reprise de fonds de commerce consiste à acheter uniquement les éléments d’exploitation : clientèle, droit au bail, enseigne, matériel, parfois les stocks. Vous ne reprenez pas la société elle-même, ni ses dettes, sauf dispositions particulières.
Le rachat de parts sociales, au contraire, consiste à acquérir la société telle qu’elle existe, avec ses actifs, ses dettes, ses contrats et son historique. Le choix dépend de la situation fiscale, juridique et financière de l’entreprise cible. Il est recommandé de le déterminer avec un expert-comptable, un avocat et votre partenaire financier.

 

 

Maxime Roussel

ARTICLE RÉDIGÉ PAR

Maxime ROUSSEL, Directeur de mon Financement Pro

Chef d’entreprise et spécialiste du financement professionnel, Maxime Roussel accompagne depuis 2017 les entrepreneurs dans leurs projets de création, de reprise et de développement. Ses articles s’appuient sur une expérience de terrain, une bonne connaissance des attentes des banques et une approche concrète du financement professionnel.