Simulateur & Calculateur de TVA gratuit en ligne | mFP

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Calculateur de TVA en ligne : notre outil gratuit

Convertir un prix hors taxes (HT) en toutes taxes comprises (TTC), ou retrouver une base HT à partir d’un montant TTC, fait partie des opérations quotidiennes incontournables, que vous soyez professionnel ou particulier.

Attention : Selon le taux de TVA applicable, le résultat varie. Une erreur de calcul se répercute immédiatement sur vos devis, factures ou marges.

Notre calculateur de TVA en ligne automatise ces conversions en quelques secondes pour vous garantir une fiabilité totale.

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Notre calculateur de TVA gratuit

Calcul TVA

Calcul TVA
Saisis **HT** ou **TTC** (un seul champ) : le reste se calcule automatiquement. La virgule ou le point sont acceptés.

 

mon Financement Pro est votre partenaire expert en financement professionnel. Nos équipes vous accompagnent à chaque étape de votre projet pour structurer votre dossier et le défendre avec conviction auprès des prêteurs.

Qu’est-ce que la TVA, et comment fonctionne-t-elle ?

La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un impôt indirect qui s’ajoute à la plupart des biens et services consommés en France. Elle constitue l’une des ressources principales de l’État et s’applique à chaque étape du circuit commercial, de la production jusqu’à la vente finale.

Le principe est simple : chaque entreprise collecte la TVA sur ses ventes et déduit celle qu’elle a elle-même payée à ses fournisseurs. Ainsi, seule la « valeur ajoutée » par l’entreprise supporte réellement la taxe.

Si la quasi-totalité des transactions est concernée, certains secteurs spécifiques (comme la santé ou l’enseignement) bénéficient d’exonérations.

À retenir : Distinguer le prix Hors Taxes (HT) du montant Toutes Taxes Comprises (TTC) est une compétence indispensable pour tout entrepreneur. C’est la base pour établir des devis précis, des factures conformes et comparer efficacement des offres commerciales.

Quels sont les taux de TVA applicables en France ?

En France métropolitaine, quatre taux de TVA coexistent. Chaque taux est strictement rattaché à une catégorie de biens ou de services. En l’absence de mention spécifique, le taux normal s’applique par défaut.

Taux Exemples d’application
20 % (Normal) Biens manufacturés, équipements, conseil, informatique.
10 % (Intermédiaire) Restauration sur place, hébergement, transports, rénovation (logements > 2 ans).
5,5 % (Réduit) Produits alimentaires de 1ère nécessité, livres, équipements handicapés, rénovation énergétique.
2,1 % (Particulier) Médicaments remboursables, presse, spectacles, animaux de boucherie.

Le conseil d’expert : Le taux de TVA dépend systématiquement de la nature précise du produit ou du service et non du secteur d’activité de votre entreprise. Une erreur sur ce point peut avoir un impact direct sur vos marges.

Comment trouver le prix TTC à partir d’un montant HT ?

La conversion la plus fréquente consiste à partir d’un montant Hors Taxes (HT) pour obtenir le prix Toutes Taxes Comprises (TTC). La formule est simple et rapide à appliquer :

  • 1. Calcul de la TVA : Prix HT × taux (exprimé en décimal). (Exemple : pour 20 %, on multiplie par 0,20).
  • 2. Prix TTC : Prix HT X (1+ taux TVA).

Exemple concret pour 100 € HT au taux de 20 % :

100 € × (1+0,20) = 120 € TTC

La même logique s’applique aux autres taux : 100 € HT donnent 110 € TTC à 10 %, et 105,50 € TTC à 5,5 %.

💡 Astuce : Avec notre calculateur, oubliez les calculs manuels. Saisissez simplement « 100 », sélectionnez le taux, et le montant TTC s’affiche instantanément.

Comment trouver le prix HT à partir d’un montant TTC ?

L’opération inverse est indispensable pour retrouver une base hors taxes à partir d’un prix TTC, une manipulation courante pour analyser un devis ou décomposer une facture.

La formule de base :

  • • Prix HT = Prix TTC / (1 + taux en décimal). (Exemple : pour 20 %, on divise par 1,20).
  • • Montant de TVA = Prix TTC − Prix HT.

Exemple concret pour 120 € TTC à 20 % :

120 € / 1,20 = 100 € HT → TVA = 120 – 100 = 20 €

TVA collectée, TVA déductible : comment cela fonctionne pour une entreprise ?

Pour une entreprise, la TVA n’est en principe ni un coût ni un revenu : elle transite simplement par sa comptabilité. Voici comment maîtriser ce mécanisme :

TVA Collectée

Facturée et encaissée auprès de vos clients pour le compte de l’État.

TVA Déductible

Payée sur vos achats professionnels, récupérable auprès de l’administration.

Lors de votre déclaration, le calcul est simple :

  • TVA à décaisser : Si votre TVA collectée > TVA déductible, vous reversez la différence à l’État.
  • Crédit de TVA : Si votre TVA déductible > TVA collectée (fréquent en phase d’investissement), vous disposez d’un crédit remboursable ou reportable.

Le conseil de l’expert : Comprendre ce mécanisme est crucial pour ne pas confondre le chiffre d’affaires encaissé avec votre trésorerie réellement disponible. Une mauvaise gestion de cet « argent de transit » peut rapidement fragiliser une entreprise.

TVA et trésorerie : un point de vigilance pour les créateurs et repreneurs

Au-delà du simple calcul, la TVA pèse réellement sur la trésorerie de votre entreprise. Rappelez-vous qu’entre le moment où vous l’encaissez auprès du client et celui où vous la reversez à l’État, cette somme ne vous appartient pas. La mobiliser pour financer votre exploitation est un piège classique qui expose à des décalages de trésorerie très difficiles à combler.

Un sujet sensible lors d’une création ou d’une reprise : Les premiers mois concentrent souvent des investissements et des achats lourds. Dans ce contexte, un crédit de TVA peut immobiliser des sommes importantes en attendant le remboursement de l’administration.

Anticiper ces flux fait partie intégrante d’un plan de financement solide. C’est précisément l’un des points qu’un courtier en financement professionnel comme mon Financement Pro intègre systématiquement lors de l’évaluation de votre besoin en fonds de roulement (BFR), afin de vous orienter vers la solution de financement la plus adaptée à votre réalité opérationnelle.

Cas particuliers et opérations intracommunautaires

En matière de TVA, certaines situations demandent une attention particulière car le taux peut varier selon le contexte ou la nature de l’opération.

Quelques exemples de subtilités :

  • Restauration : 10 % pour une consommation sur place, contre 5,5 % pour de la vente à emporter.
  • Médicaments : 2,1 % pour les produits remboursables, contre 10 % pour les non remboursables.
  • Énergie : Attention, depuis le 1ᵉʳ août 2025, les abonnements de gaz et d’électricité sont taxés à 20 %.

Focus : Échanges au sein de l’Union européenne

Pour vos transactions B2B dans l’UE, si votre client dispose d’un numéro de TVA intracommunautaire valide, la vente est exonérée de TVA française. Le principe est simple : l’acheteur « autoliquide » la taxe dans son propre pays.

Rappel important : Votre facture doit impérativement faire apparaître vos deux numéros de TVA (le vôtre et celui de votre client) pour être conforme.

 

FAQ – Calcul de la TVA

Comment enlever 20 % de TVA d’un prix TTC ?

Il ne faut pas soustraire 20 % au prix TTC, mais le diviser par 1,20. Pour un montant de 120 € TTC, le calcul est : 120 / 1,20 = 100 € HT.

Comment calculer la TVA à partir d’un prix HT ?

On multiplie le prix HT par le taux de TVA exprimé en décimal. Exemple pour 100 € HT au taux de 20 % : 100 € × 0,20 = 20 € de TVA, soit 120 € TTC

Quels sont les taux de TVA en vigueur en France ?

Il existe quatre taux : 20 % (normal), 10 % (intermédiaire), 5,5 % (réduit) et 2,1 % (particulier). En cas de doute sur la nature du bien ou service, le taux de 20 % s’applique par défaut.

Maxime Roussel

ARTICLE RÉDIGÉ PAR

Maxime ROUSSEL, Directeur de mon Financement Pro

Chef d’entreprise et spécialiste du financement professionnel, Maxime Roussel accompagne depuis 2017 les entrepreneurs dans leurs projets de création, de reprise et de développement. Ses articles s’appuient sur une expérience de terrain, une bonne connaissance des attentes des banques et une approche concrète du financement professionnel.

 

 

Rachat fonds de commerce : quel apport pour obtenir un prêt pro ?

Rachat fonds de commerce : quel apport pour obtenir un prêt pro ?



rachat fonds de commerce

Le rachat de fonds de commerce s’impose souvent comme la voie la plus rassurante pour s’installer. Vous reprenez une clientèle existante, un emplacement, des équipes, et un historique financier concret.

⚠️ L’apport personnel : le premier filtre

Un obstacle majeur se dresse fréquemment sur la route des repreneurs : le financement. Les banques ne prêtent jamais l’intégralité de la somme. Pour structurer un dossier solide, vous devez mettre la main à la poche. Il prouve votre implication et limite le risque pris par l’établissement.

Un apport bien calibré est la clé pour décrocher un accord.

Récap : les chiffres clés de l’apport pour un fonds de commerce

Ce qu’il faut retenir pour votre projet :

Le pourcentage standard

Comptez généralement entre 20 % et 30 % du montant global du projet.

Les frais annexes

L’apport doit couvrir les frais d’actes, les honoraires et le BFR de départ.

Le stock marchand

Les banques refusent souvent de le financer, il doit être payé cash.

Le secteur d’activité

Un restaurant (HCR) demande souvent plus d’apport qu’un commerce réglementé.

Quel est le pourcentage d’apport personnel exigé ?

Obtenir un accord bancaire sans apport relève aujourd’hui de l’utopie. Ce ticket d’entrée varie selon la qualité du dossier, mais des règles strictes s’appliquent sur le terrain.

Le montant standard demandé par les banques

La règle d’or se situe entre 20 % et 30 % du besoin global. Ce pourcentage ne se calcule pas uniquement sur le prix d’achat du fonds nu. Il englobe la totalité des frais :


  • Les frais d’avocat et d’actes : Souvent 3 % à 5 % du prix du fonds.

  • Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) : La trésorerie de départ.

  • Les frais de garantie : Frais d’adhésion Bpifrance ou Interfimo.
💬
Notre avis d’expert

Si vous visez un fonds à 200 000 €, ne venez pas avec seulement 20 000 € sur votre compte.

Les banquiers calculent le risque de manière globale. Votre apport doit au moins couvrir l’intégralité des frais d’acquisition et une partie du BFR. Le prêt professionnel doit financer les actifs tangibles, pas les frais d’avocat. C’est une nuance fondamentale.

Les facteurs qui font varier l’apport selon le secteur d’activité

Tous les commerces ne sont pas logés à la même enseigne. Le niveau de risque perçu dépend fortement de la typologie du fonds de commerce visé.

Secteur d’activité
Apport moyen
Justification du risque bancaire
Hôtels – cafés – restaurants
25 % à 35 %
Taux de défaillance historiquement élevé sur ce marché.
Boulangeries & artisanat
20 % à 25 %
Activité stable mais forte dépendance au savoir-faire de l’artisan.
Tabac & pharmacie
15 % à 20 %
Barrières à l’entrée fortes et rentabilité souvent sécurisée.
Services BtoB
20 % à 25 %
Besoin en matériel réduit mais BFR de départ parfois lourd.

Le cas du commerce de détail et de la restauration demande une vigilance concernant le stock. Les banques refusent quasi systématiquement de financer les marchandises périssables : le stock se paie cash.

Cependant, les projets en franchise bénéficient souvent de conditions plus souples. Les garde-fous du franchiseur permettent parfois de faire accepter un dossier avec par exemple 20 % d’apport là où un indépendant aurait dû fournir 30 %.

Comment constituer ou optimiser votre apport ?

Si votre épargne ne suffit pas, de multiples leviers permettent de gonfler artificiellement vos fonds propres. Le prêt d’honneur (Réseau Entreprendre, Initiative France) est sans conteste le meilleur levier à actionner.

L’assimilation à de l’apport

Les banques comptabilisent ce prêt directement dans vos fonds propres initiaux.

L’effet de levier psychologique

Un euro de prêt d’honneur permet souvent de lever sept à dix euros de crédit bancaire.

Les critères de la banque pour valider votre dossier

La somme inscrite sur votre compte bancaire n’est qu’un élément parmi d’autres. La banque analyse l’adéquation entre votre profil et l’activité visée, ainsi que la santé financière historique de la cible.

La capacité de remboursement : L’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) doit couvrir très largement l’annuité de votre futur crédit.

  • L’état des actifs : Le matériel déjà en place doit être évalué pour éviter des renouvellements coûteux imprévus.
  • L’emplacement du fonds : La qualité du bail commercial et de la zone de chalandise sécurisent l’avenir.

 

FAQ –

❓ Peut-on racheter un fonds de commerce sans aucun apport personnel ?
Non. Obtenir un prêt professionnel sans apport est impossible en pratique. Les banques exigent au minimum de quoi couvrir les frais annexes et le stock, représentant un ticket de départ d’au moins 15 % à 20 %.
❓ Comment intégrer la valeur du stock dans le plan de financement ?
Le stock de marchandises doit être évalué à part et financé directement par vos fonds propres ou par des lignes de crédit court terme. Les banques refusent d’englober les marchandises périssables dans le prêt principal de 7 ans.
❓ Le crédit-vendeur peut-il remplacer l’apport exigé par la banque ?
Partiellement. Le crédit-vendeur est perçu positivement par les banques car il prouve la confiance du cédant. Toutefois, il est considéré comme une dette et ne remplace pas intégralement l’apport en cash nécessaire pour payer les frais de démarrage.

 

Maxime Roussel

ARTICLE RÉDIGÉ PAR

Maxime ROUSSEL, Directeur de mon Financement Pro

Chef d’entreprise et spécialiste du financement professionnel, Maxime Roussel accompagne depuis 2017 les entrepreneurs dans leurs projets de création, de reprise et de développement. Ses articles s’appuient sur une expérience de terrain, une bonne connaissance des attentes des banques et une approche concrète du financement professionnel.

 

Levée de fonds : avantages et inconvénients pour les entreprises

Levée de fonds : avantages et inconvénients pour les entreprises

La levée de fonds attire les entrepreneurs.

Elle s’annonce dans la presse, se célèbre sur LinkedIn, et reste associée à la réussite. Et pour cause : sur les plus de 4 millions d’entreprises actives en France, seules quelques centaines lèvent des fonds chaque année.
Il s’agit donc d’une entreprise complexe… mais pas impossible.

 

Avant de chercher à lever des fonds, vous devez comprendre les avantages, les inconvénients et les coûts réels de cette opération.

Nous vous conseillons également d’explorer d’autres modes de financement, potentiellement plus adaptés à votre situation…

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*Gratuit et sans engagement.

 

Récap : Avantages et inconvénients d’une levée de fonds

Les avantages
  • Apport massif de capitaux sans remboursement.
  • Accès à un réseau et à un accompagnement stratégique.
  • Gain de crédibilité vis-à-vis du marché.
Les inconvénients
  • Dilution du capital et perte partielle de contrôle.
  • Pression du « 10x » exigée par les investisseurs.
  • Processus long et chronophage (3 à 9 mois).
  • Coûts directs élevés (50 000 à 100 000 € pour une levée de 1 M€).
Ce qu’il faut retenir

La levée de fonds est un outil puissant pour les startups en hyper-croissance, mais rarement adaptée aux PME en croissance organique, qui disposent d’alternatives non dilutives bien plus pertinentes.

 

Qu’est-ce qu’une levée de fonds ?

Une levée de fonds, c’est faire entrer des investisseurs au capital de votre société.

En échange d’un apport en fonds propres non remboursable, ils deviennent actionnaires de votre entreprise. Les investisseurs sont généralement des business angels (particuliers fortunés), des fonds de capital-risque (VC), des family offices ou, plus rarement, des plateformes de crowdfunding.

L’opération s’organise en plusieurs tours successifs

Ces tours varient selon la maturité de l’entreprise :

Pré-seed

(Amorçage initial)

Seed

(Validation du produit)

Série A

(Premier déploiement commercial)

Séries B, C et au-delà

(Hyper-croissance et internationalisation)

Chaque tour répond à des besoins financiers et stratégiques différents.

Pour qui la levée de fonds est-elle pertinente ?

La levée en capital vise un profil très spécifique d’entreprises : celles qui visent une croissance rapide sur un marché scalable, capables de générer une sortie (revente ou introduction en bourse) en quelques années.

Le cas typique

Les startups de la tech, les éditeurs de logiciels SaaS, les fintechs ou encore les plateformes B2B à fort potentiel technologique.

Outil souvent inadapté

Une PME industrielle, une entreprise de services à forte valeur ajoutée ou une structure privilégiant une croissance organique.

Ce n’est pas par manque de qualité de ces PME, mais par une simple incompatibilité de modèle économique avec les attentes de rentabilité extrême des investisseurs.

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Quels sont les avantages d’une levée de fonds ?

Un apport massif de capitaux sans remboursement

Une levée mobilise des sommes importantes sans avoir à rembourser de mensualités, contrairement à un prêt bancaire.

Elle laisse donc une marge financière pour investir rapidement en R&D, recrutement, marketing ou expansion internationale, tout en préservant la trésorerie.

Un réseau et un accompagnement stratégique

Les investisseurs professionnels apportent aussi leur expertise sectorielle, leur réseau de contacts (clients, partenaires, talents) et leurs conseils stratégiques.

Un bon investisseur joue un véritable rôle de mentor pour accélérer la croissance, et ne se contente pas de mettre de l’argent sur la table.

Un signal fort vis-à-vis du marché

Réussir une levée de fonds change la perception de l’entreprise sur le marché. Elle permet à votre société de gagner en crédibilité auprès des fournisseurs et des talents.

Ce signal fort facilite aussi grandement les négociations commerciales en cours ainsi que les tours de table suivants.

Quels sont les inconvénients d’une levée de fonds ?

La dilution du capital et la perte de contrôle

L’arrivée de nouveaux actionnaires réduit la part détenue par les fondateurs. Après plusieurs tours de table, les créateurs peuvent perdre la majorité du capital.

⚠️ Point stratégique : Cette dilution s’accompagne d’un droit de regard des investisseurs (sièges au conseil d’administration) et de clauses strictes au niveau du pacte d’associés (liquidation préférentielle, droits de veto, etc.).

La pression sur la performance

Les investisseurs en capital-risque attendent souvent un retour sur investissement significatif sur un horizon court (5 à 7 ans). Cette exigence peut profondément modifier la culture d’entreprise, en privilégiant la croissance rapide à la rentabilité et à la stabilité, créant parfois des tensions avec la vision long terme des fondateurs.

Un processus long et chronophage

Une levée de fonds prend en moyenne 3 à 9 mois du premier contact au closing. Le dirigeant y consacre une part majeure de son temps au détriment de l’opérationnel.

Le parcours d’une levée :
1 Préparation : Business plan, pitch deck, valorisation, prévisionnels
2 Approche : Identification et mise en relation avec les investisseurs cibles
3 Négociation : Discussion de la term sheet, de la valorisation et des clauses
4 Due Diligence : Audits complets (juridique, financier, fiscal, RH, technique)
5 Closing : Signature du pacte d’associés et versement final des fonds

⚠️ Un manque de préparation ou une précipitation durant ce tunnel peut mener directement à l’échec de l’opération.

Coût estimé pour 1 M€ levé
50 000 € à 100 000 €
de frais directs et indirects

Un coût réel souvent sous-estimé

Lever des fonds engendre des sorties de trésorerie directes et immédiates qui pèsent lourd lors du comparatif avec d’autres leviers bancaires :

  • Honoraires d’avocats : 10k€ à 50k€ dès la Série A.
  • Frais d’audits (Due Diligence) : 5k€ à 20k€.
  • Commissions intermédiaires : 3% à 7% des montants levés.
  • Modifications statutaires : Quelques milliers d’euros.
  • Coût d’opportunité : 3 à 6 mois de bande passante du dirigeant.

Bien que l’issue finale puisse s’avérer extrêmement lucrative en cas de succès, l’impact de ces contraintes doit être rigoureusement anticipé.

La levée de fonds est-elle adaptée pour mon entreprise ?

Pour savoir si la levée de fonds est véritablement adaptée à votre business model, posez-vous ces quatre questions fondamentales :

Critère
🚀 Plutôt levée de fonds
🏦 Plutôt autre financement
Croissance visée
Hyper-croissance, marché scalable
Croissance organique, rentable
Besoin financier
Long terme, structurant, > 500 K€
Court/moyen terme, BFR, équipement
Tolérance à la dilution
Acceptez de partager le capital
Voulez garder le contrôle total
Maturité
MVP validé, traction démontrée
Activité établie avec historique bancaire

Le verdict : Si vos réponses penchent majoritairement vers la colonne de droite, la levée de fonds n’est probablement pas votre meilleure option. Rassurez-vous, d’autres modes de financement existent pour propulser votre croissance.

Les autres leviers de financement à explorer :

Le prêt professionnel

Plus rapide, coût total souvent inférieur à une levée pour des montants moyens.

Le crédit-bail

Idéal pour financer du matériel, des véhicules professionnels ou des équipements.

L’affacturage

La solution par excellence pour financer votre Besoin en Fonds de Roulement (BFR).

Le financement participatif

Parfait pour valider un marché auprès de votre cible et lever sans faire appel aux VC.

Love money & Business Angels

Le levier d’amorçage pour financer et structurer les toutes premières phases de projet.

Aides publiques & subventions

Des dispositifs non dilutifs majeurs : Bpifrance, subventions régionales, Crédit Impôt Recherche (CIR).

Le rôle de mon Financement Pro dans votre réflexion

Beaucoup d’entrepreneurs envisagent la levée de fonds par défaut, sans avoir comparé les alternatives. Grave erreur !

En tant que courtier en prêt professionnel, mon Financement Pro vous aide à objectiver cette décision.

Nos experts analysent votre entreprise, votre profil, vos besoins réels et votre capacité d’endettement pour déterminer si un prêt bancaire (seul ou en complément d’une future levée) n’offrirait pas un meilleur rapport coût / contrôle / rapidité.

Nous vous présentons l’ensemble des options de financement disponibles pour préserver à la fois la croissance et l’autonomie de votre entreprise.

Prêt à explorer les meilleures options pour votre entreprise ?

Discutons de votre projet ensemble ! 💬

 

FAQ :

❓ Combien de temps prend une levée de fonds ?

Pour mener à bien une levée de fonds, comptez 3 à 9 mois entre la préparation du dossier et la réception des fonds, parfois plus pour les tours importants.

Ce délai inclut la préparation, l’identification des investisseurs, les négociations, la due diligence et le closing.

❓ Peut-on faire plusieurs levées de fonds ?

On peut effectivement faire plusieurs levées de fonds au cours de la vie de l’entreprise.

D’ailleurs, les entreprises en hyper-croissance enchaînent souvent plusieurs tours (seed, série A, B, C…), chacun correspondant à une étape de développement.

Cependant, chaque tour accentue la dilution des fondateurs, qui peuvent finir minoritaires après plusieurs levées.

❓ Comment éviter de perdre le contrôle de son entreprise ?

Pour éviter la perte de contrôle de son entreprise, plusieurs leviers existent : négocier la valorisation pour limiter la dilution, prévoir des actions à droit de vote double, encadrer les clauses du pacte d’associés (droits de veto, conseil d’administration) et, surtout, ne lever que les sommes strictement nécessaires.

Se faire accompagner par un avocat spécialisé est indispensable.

❓ Quelles alternatives à la levée pour limiter la dilution ?

Le prêt professionnel reste la solution la plus accessible pour limiter la dilution.

D’autres options existent : obligations convertibles, BSA Air, venture debt, affacturage, crédit-bail ou aides publiques.

Le bon choix dépend de votre besoin réel : croissance long terme, trésorerie, ou financement d’actifs. Pour cela, n’hésitez pas à vous faire accompagner !

❓ Quels facteurs assurent la réussite d’une levée ?

La réussite d’une levée dépend de nombreux critères, mais celles qui réussissent portent généralement un projet innovant avec une traction démontrée, une équipe complémentaire, un business plan crédible, une valorisation réaliste et un marché porteur.

N’oubliez jamais que les investisseurs cherchent avant tout un potentiel de croissance rapide et une équipe capable de l’exécuter.

Maxime Roussel

ARTICLE RÉDIGÉ PAR

Maxime ROUSSEL, Directeur de mon Financement Pro

Chef d’entreprise et spécialiste du financement professionnel, Maxime Roussel accompagne depuis 2017 les entrepreneurs dans leurs projets de création, de reprise et de développement. Ses articles s’appuient sur une expérience de terrain, une bonne connaissance des attentes des banques et une approche concrète du financement professionnel.